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Réforme territoriale : Robert Savy, ancien Président de la Région Limousin prend à nouveau position

D 9 janvier 2017     H 07:35     A FSU     C 0 messages


Dans une interview au quotidien le Populaire du Centre le 6 janvier 2017, Robert SAVY, qui a présidé l’ex Région Limousin de 1986 à 2004, alerte une nouvelle fois sur les conséquences néfastes de la réforme territoriale actuelle pour le territoire limousin. Il appelle à la création d’une Métropole à Limoges.

« Je ne peux pas rester silencieux devant les graves conséquences que les récentes réformes territoriales entraîneront pour nous : Limoges et son agglomération déclassés, le Limousin effacé de la carte, et la France exposée à de nouvelles fractures territoriales (...) mais c’est sans doute pour Limoges que le coup est le plus dur », poursuit Robert Savy. « Elle était l’une des 22 capitales régionales. Elle n’est plus aujourd’hui que l’une des 196 communautés d’agglomération – au même titre, par exemple, que Bergerac, Saintes ou Guéret. Or, Limoges est en train de perdre – par centaines déjà, par milliers bientôt – les emplois supérieurs des anciennes administrations régionales, les services marchands de haut niveau, les organisations de la société civile installés dans le cadre des anciennes régions : tous rejoindront vite, à Bordeaux, le nouveau pouvoir régional ? ; le mouvement est déjà largement engagé. On n’en mesure pas encore les conséquences sur la démographie, l’emploi, le logement, l’activité commerciale, et plus généralement l’attractivité et le rayonnement de la ville ».

Pour lui, « Le statut de métropole aurait pour Limoges et son agglomération un triple avantage. La cohésion du territoire national y gagnerait, avec deux métropoles – Limoges et Clermont-Ferrand – pour animer le grand vide central. La nouvelle région pourrait déléguer à la métropole de Limoges, comme la loi le prévoit, ses pouvoirs en matière de développement économique : ainsi serait rapatriée en Limousin, pour davantage de proximité et d’efficacité, une partie des compétences que l’ancienne région exerçait. Enfin on sortirait « par le haut » de l’absurde querelle politique sur la communauté urbaine et Limoges retrouverait dans l’armature urbaine nationale la place qu’elle mérite : elle constituerait ainsi un point d’appui majeur pour le développement de l’ancien Limousin ».