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CT du 18 mai : déclaration préalable des représentant.e.s FSU

D 18 mai 2020     H 12:45     A FSU     C 0 messages


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En ouverture du CT, les représentant.e.s FSU on fait la déclaration suivante.

En ce lundi 18 mai, la reprise du travail se généralise dans les lycées et les Creps, les agents vont devoir apprendre à travailler différemment dans le respect d’un protocole sanitaire indispensable et exigeant. Si la contrainte sanitaire perdure à un niveau élevé à la rentrée de septembre, ce qui paraît aujourd’hui probable, la question des moyens humains va se poser, de leur volume et de leur répartition, et donc de la révision de l’outil de dotation. Dans ces conditions, nous nous interrogeons sur la reprise des dialogues de dotation dans les lycées avec un outil non actualisé.

Dans les services, où la présence physique des agents se renforce progressivement, les agents maintenus en télétravail s’interrogent sur la date de leur reprise en présentiel, sur l’évolution des conditions d’exercice du télétravail et sur l’articulation avec les périodes en présentiel pour les mois qui viennent.

Si les agents ont dans l’ensemble traversé sans trop de difficultés cette période douloureuse, nous sommes préoccupés pour les centaines de collègues contractuels (CDD de remplacement) qui ont subi de plein fouet les conséquences du confinement en voyant leur contrat non renouvelé une fois arrivé à son terme. Maintenant que la reprise a eu lieu, nous demandons que les absences des agents titulaires soient compensées par l’embauche de contractuels partout où cela est nécessaire.

Ceci dit, nous tenons à interpeller la collectivité, en ouverture de ce CT sur trois points.

1 - Vous le savez, la loi de finances rectificative du 25 avril 2020 prévoit le principe d’une prime exceptionnelle (hors rifseep) d’un montant maximum de 1 000 € pour les agents des administrations publiques qui sont « particulièrement mobilisés pendant l’état d’urgence sanitaire » et « afin de tenir compte d’un surcroît de travail significatif durant cette période », telle est la définition donnée par la loi.
Nous considérons qu’un certain nombre d’agents de la Région répondent d’ores et déjà à cette définition, puisqu’ils ont été très fortement mobilisés afin d’assurer la continuité du service public pendant la période de confinement et que beaucoup d’autres vont se trouver en 1re ligne dans les semaines à venir au moment du retour des élèves dans les lycées.

La période d’état d’urgence sanitaire court toujours, et un décret d’application concernant la prime est attendu très prochainement, il est donc prématuré de dresser une liste de fonctions ou de situations éligibles, néanmoins nous demandons à la collectivité de se positionner favorablement sur le principe. Ce serait une marque de sa reconnaissance vis-à-vis des agents dont les fonctions les amènent à s’impliquer ainsi très fortement et dans des conditions difficiles, au service de leurs collègues et des usagers en cette période exceptionnelle.

2 - La collectivité a interrompu la délivrance des chèques-déjeuner et les prélèvements correspondant au début du confinement.

Il ne se passe pas une journée sans que nous soyons saisis de questions de la part de collègues qui attendent le retour de cette prestation. Vous nous avez promis une « proposition structurée » sur le sujet. Vous connaissez aussi notre attente concernant les agents des lycées pour les journées où la restauration scolaire est fermée, ceci dans un souci d’égalité de traitement entre tous les agents qui ne disposent pas de l’accès à une restauration collective.
Dans l’attente de cette proposition, nous demandons que le service soit rétabli pour tous les télétravailleurs et pour tous les collègues en présentiel, et ce rétroactivement à compter de la date de son interruption.

3 - Le CT de ce jour va aussi se prononcer sur les ratios et critères d’avancement et de promotion.

Nous y reviendrons bien sûr dans le débat, mais nous tenons à pointer dès maintenant le très mauvais signal que la collectivité se propose d’adresser (et ce pour la dernière année de la mandature régionale) en particulier aux agents de la catégorie C, en réduisant de 50 à 30 % les ratios d’avancement de grade et en divisant par deux le quota de promotion interne vers agent de maîtrise.

Cette proposition est évidemment inacceptable pour nous parce qu’elle aurait pour effet si elle devenait décision, de freiner sensiblement l’évolution de carrière. Elle est particulièrement malvenue dans la période actuelle. La plupart des collègues de catégorie C vont se retrouver en 1re ligne avec la réouverture des lycées, ils vont déployer des efforts significatifs pour s’adapter à des méthodes de travail qui changent, pour faire face à une charge de travail accrue compte-tenu des mesures de protection sanitaire alors qu’aucun moyen supplémentaire n’est annoncé pour la compenser. Nous espérons que les débats de ce jour convaincront la collectivité de revenir sur sa position.